LUTEINE, LE CAROTENOIDE ABSENT de Bill Sardi et Dr. Stuart Richer, Copyright 1997
La rétine neuronale est située devant les photorécepteurs. Il s'agit d'un réseau de nerfs divers et d'autres cellules qui transmettent les signaux visuels au nerf optique. Un antioxydant particulier s'accumule dans la rétine neuronale au dessus de la région centrale de la macula. Cet antioxydant peut être observé comme un point jaune. Le pigment jaune provient d'aliments riches en lutéine et zéaxanthine, des pigments caroténoïdes non-vitamine A qui sont des cousins du bétacarotène. Des résultats récents suggèrent que la lutéine/zéaxanthine agissent de manière similaire à des verres optiques jaunes qui filtrent la lumière bleue protégeant ainsi les photorécepteurs d'une détérioration par la lumière solaire et de dégâts oxydants. La majorité de patients atteints de rétinite pigmentaire se plaignent de gène à la lumière, ont besoin de porter des lunettes de soleil, évitent les lumières vives et ont des difficultés d'acommodation à la lumière intérieure. (Br J Oph 1989; 73: 115-20) Ceci pourrait s'expliquer probablement par un manque de lutéine/zéaxanthine.
Le disque de lutéine/zéaxanthine recouvrant le centre visuel de la rétine (la fovéa) pourrait être une raison pour laquelle cette aire n'est pas endommagée dans des cas de rétinite pigmentaire ou d'autres maladies pour lesquelles il existe une perte de la vision périphérique en gardant une vision centrale intacte (Am J Oph 1988; 106: 286-92). Seulement quelques nanogrammes (un millionième de milligrammes) de lutéine/zéaxanthine s'accumulent au centre de la rétine.
Certains individus n'ingèrent de la lutéine que très rarement (Inv Oph 1995; 36: 2531-41; FASEB J 1995). Les femmes ménopausées ayant des yeux bleus et les fumeurs ne possèdent que la moitié de la lutéine que l'on peut trouver chez des personnes ayant les yeux marrons, les non fumeurs et les femmes non ménopausées (Am J Clin Nut 1995). Les femmes ménopausées ont un risque qui augmente de 400-500% de développer une dégénérescence maculaire liée à l'age due à une perte d'estrogène (Med Trib 1995 July 27). La quantité de cholestérol HDL (le principal composé transportant la lutéine/zéaxhantine (FASE J 1995; 9) et le composant DHA des acides gras omega-3 (Inv Oph 1994; 35 Arvo Abstract) du foie à la rétine) est un facteur pronostic pour des maladies de la macula. Il apparaît de cette discussion que tous les patients atteints de maladies de la rétine devrait faire attention à garder un taux élevé de cholestérol HDL (Haute Densité Lipoprotéine) pour améliorer le transport de lutéine/zéaxanthine jusqu'à la rétine. Ceci peut être accomplit en consommant des acides gras oméga-3 accompagnés d'antioxydants protecteurs. Les protéines de soja aident aussi à maintenir le taux de cholestérol HDL en réduisant le taux de cholestérol LDL.
Une étude de 1980 a démontrée que lorsqu'on retirait la lutéine/zéaxanthine du régime alimentaire d'animaux, des signes de maladies rétiniennes apparaissaient rapidement (Inv Oph 1980; 19). Une étude de 1984 sponsorisée par Hoffman-LaRoche a permis de découvrir le fait que des individus qui consommaient a peu près 6 mg de lutéine/zéaxanthine provenant d'épinards et d'autres légumes verts présentaient une diminution significative du risque de dégénérescence maculaire (J Am Med Assoc 1994; 272). Des études de 1948 montraient déjà que la lutéine/zéaxanthine améliorait l'adaptation visuelle aux faibles luminosités et d'autres études publiées en 1956 et 1959 ont montré des améliorations chez des patients atteints de rétinite pigmentaire. Les nouveaux nés ne possèdent pas ce point jaune dès la naissance. Il doit s'acquérir à partir de la digestion d'aliments (Retina 1981;1). Heureusement, l'Institut National des Yeux va considérer une étude clinique sur la lutéine/zéaxanthine mettant en évidence leur implication dans les maladies rétiniennes.
Une revue récente du rôle des pigments caroténoïdes de plantes chez l'homme et dans la santé des yeux a montré que le beta-carotène n'est pas présent dans les yeux humains car sans doute converti en vitamine A dès qu'il est absorbé et stocké dans le foie. Le beta-carotène semble être en compétition avec la lutéine, et divers individus consommant de fortes doses de beta-carotène pour traiter des maladies de la peau ont eu des problèmes d'adaptation aux faibles luminosités (Klin Mbl Augenheilk 195; 186: and Am J Clin Nut 1988; 48 ). Le beta-carotene n'améliore pas seulement la vision nocturne. L'échec de reconnaître l'importance de la lutéine/zéaxanthine et d'autres caroténoïdes pourrait aider à expliquer pourquoi des suppléments de vitamine A ne semblent pas améliorer la vue de tous les patients atteints de rétinite pigmentaire. Il est possible que des patients soient déficients en lutéine/zéaxanthine et pas en vitamine A. La consommation de compléments alimentaires de lutéine/zéaxanthine à différentes heures de la journée, sans opposition à d'autres aliments liposolubles comme le béta-carotène et la vitamine A pourrait accroître l'absorption au niveau de l'appareil digestif.
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