Jean-François :
Je partage la charge de la maladie et tiens à vous souhaiter à
tous bon courage.
Histoire de vous encourager, je suis peut-être chanceux: Atteint de cette
maladie depuis 8 ans maintenant (Débuté à 20 ans), je peux
vous dire qu'elle peut parfois donner de bons répits. J'ai bénéficié
de deux rémissions de 1 an et 2 ans, mais les traitements sont particulièrement
longs et toxiques dans mon cas (Procytox et Cyclosporine) en combinaison avec
la trâlée de cortisone et autres médicaments qui empêche
ceci et cela !
Je ne peux que confirmer le fait qu'il y ait peu d'informations et aussi peu
de recherches. Donc, si vous avez de l'info sur des recherches récentes
(ou s'il y a une association au Québec ou en France), n'hésitez
pas à me les communiquer, ce serait apprécié ! Mais c'est
excellent, j'ai au moins appris aujourd'hui que cette fatigue que je pressentais
parfois était peut-être un effet du syndrôme.
Personnellement, je me délivre de cette maladie en faisant du sport,
tout en s'écoutant pour ne pas trop en faire... ;) Eviter de se fatiguer
est important pour cette maladie, mais il ne s'agit que de mon expérience
personnelle. Je n'ai aucune idée de ce qui peut bien la causer, mais
j'ai crû remarquer qu'elle s'intensifiait lorsque j'étais fatigué.
Est-ce le jeu de la poule et de l'oeuf ? Est-ce que la fatigue vient avant la
rechute ou l'inverse ? Je crois que la réflexion en vaut la peine. Evidemment,
c'est plus difficile à justifier pour les personnes qui en sont atteintes
en bas âge.
Personnellement, j'adopte les principes simples suivants, ce qui semble me donner
un certain contrôle:
(1/1/2002) Catherine (claudia) Suis-je la seule ? (18-10-2002), (20-11-2002) Benoit (06-10-2002) (9-12-2002) (1990) (13-12-2002) fille de Catherine (28-12-2002) Nicola (1-12-1987) Soledad (27-6-1998) Clément (1952) Un adulte heureux (frère de
Josseline) (1986 et 1990) Deux jeunes : Mathias et Yoann
(enfants de Béatrice) (2000) Julien (1974) Olivier T. (2000) Elizabeth, la maman de Louise (1969) Jean-Luc, adulte (2000) Les parents d'Etienne Certes aujourd'hui tout va bien, les traitements sont actuellement stoppés
car il n'a plus de protéines dans les urines (ce que nous contrôlons
quotidiennement avec des bandelettes urinaires). Mais tous les jours nous vivons
dans l'angoisse de la rechute ;7 enfants sur 10 rechutent dans les 2 ans qui
suivent l'arrêt du traitement (Etienne a stoppé le traitement il
y a 4 mois et demi). Nous pouvons donc recommencer le traitement de cortisone
du jour au lendemain avec tous les effets secondaires et les contraintes que
cela comporte ; régime sans sel strict, sans sucre, excitation, insomnie,
gonflement sous cutané, fatigue due à la maladie, fragilité
osseuse... sont le lot quotidien des enfants sous cortisone à très
forte dose. Sans parler des bouleversements psychologiques que cela peut avoir
sur l'enfant et sa famille
Notre lutte nous la faisons aussi pour Louise , Dorian , Jean et les autres
qui comme Etienne sont atteints d'un Syndrome néphrotique. Certains d'entre
eux ont dû entamer des traitements plus "agressifs" faute d'action
de la cortisone. Il faut savoir que les traitements actuels "masquent"
la maladie mais ne la guérissent pas.
Nos vies sont chamboulées par cette maladie qui ne se voit pas mais
engendre beaucoup d'angoisse .Mais nous avons confiance en l'avenir grâce
entre autres à l'AMSN (Association des Malades d'un Syndrome Néphrotique)
avec qui nous essayons d'obtenir le maximum de financements pour aider la recherche.
Dans ce but une journée d'action sera organisée sur Montgiscard
au printemps prochain. Ce sera l'occasion de passer un bon moment, avec vous,
nous l'espérons.
Nous voulions juste rajouter que malgré tout nous gardons une joie
de vivre et une pêche d'enfer, tout comme Etienne et sa petite soeur Emilie,
et que parfois les coups durs sont des moteurs de la vie !!!!
Nous vous sommes très reconnaissants d'avoir pris le temps de nous
lire et vous disons à bientôt. (1994) Esteban (1994) Yasmine notre fille, (2000) Brice notre fils, (1999) Agathe
Je recherche en vain des personnes atteintes comme moi d'un syndrome néphrotique
à lésions glomérulaires minimes. Il s'agit d'une maladie
reinale (glomérules...filtre du rein) qui ne me lache pas depuis 2 ans,
de récidives en récidives. Il parait que ce sont surtout des enfants
qui en sont victimes. J'aimerais beaucoup pouvoir trouver des cas comme le mien
pour enfin pouvoir échanger et savoir comment ils gèrent cette
maladie au quotidien. Il semble que cette maladie ne soit pas très connue
(tant mieux d'ailleurs si elle atteint peu de personnes).
Notre fille Jeanne est atteinte de ce syndrome depuis mai 2001; elle
fêtera ses 10 ans en décembre prochain. Nous habitons dans le Loir
et Cher et sommes suivis sur TOURS. Jeanne est sous ciclosporine depuis décembre
dernier suite à une sévère rechute avec complications pulmonaires.Après
5 semaines passées à l'hopital, dont 17 jours en réanimation,
Jeanne a pu rentrer et retrouver ses soeurs le 23/12 juste à temps pour
fêter Noel.....le plus beau de tous!
Bonjour à tous,
J'ai fait mon premier syndrome nephrotique à l'age de 2 ans. Il y a eu
rechute immédiate après arret du traitement. J'ai ensuite été
tranquille jusqu'à l'age de 14 ans et là nouvelle rechute. Traitement
puis nouvelle rechute à 20 ans (hospitalisation + biopsie ) puis rechute
en 03/02 et nouvelle rechute ces jours fin 11/2002. Je pense avoir la chance
d'avoir un médecin à l'hopital d'elbeuf qui est très compétente
et très proche de ses patients cependant ce qui me gene dans mon problème
c'est la longueur et le poids du traitement. Aujourd'hui je ne sais pas trop
vers quoi m'orienter pour solutionner ce problème si certains ont des
informations ou le meme type d'histoires que moi qu'ils me le fassent savoir.
Bonjour je m'appelle Marc , j'ai 15 ans et je suis atteint du Syndrome
néphrotique depuis mes 3 ans (cela fait donc 12 ans que je suis malade)
j'ai eu 8 rechutes dont 1 il y a 2 semaines.En quelques jours j'ai pris 6 kg
sous la forme de rétention d'eau, il a fallu reprendre le traitement
a son point de depart soit 60 mg par jour de cortancyl pendant 1 mois.Ensuite
si tout va bien la dose sera baissée progressivement jusqu'à 20
mg tout les 2 jours (ma dose habituelle quand tout va bien). J'en ai surement
pour quelques années encore mais cela ne fait rien j'ai le moral !
Bon courage à tous et à toutes.
Je m'appelle Sandrine et j'ai 30 ans. C'était pour vous dire de
garder le moral et qu'on peut guérir. J'ai eu un syndrome néphrotique
pur à l'age de 13 ans : oedèmes, cortisone, prise de poids, hopital....
3 rechutes. J'ai guéri à 16 ans grâce à un traitement
au chloraminophène. Je ne sais pas si tu as déjà testé
un autre médicament que le cortancyl. Au départ j'ai pris les
deux en même temps puis au fur et à mesure j'ai tout remplacé
par ce nouveau médicament.
Bien sûr, c'est mon histoire et chaque cas est différent, mais
on ne sait jamais. Je ne savais pas que cette maladie pouvait durer aussi longtemps.
Sophie souffre d'un syndrome néphrotique depuis l'age de 5 ans.
Elle a rechuté 7 fois et a actuellement 12 ans, elle est maintenant cortico-dépendante.
Elle vit bien, fait du sport, suit au collège sans difficulté
et semble heureuse malgré les régimes, les coups de fatigue lorsque
la cortisone est forte. Le problème est que les autres ont du mal à
comprendre que ces jeunes sont "enveloppés" à cause du traitement
et qu'ils sont souvent petits en taille. Sophie trouve parfois dur de se priver
de pleins de choses et de ne pas être mince. Elle a pris de l'ergamisole
durant 14 mois (elle a été obligé d'arrêter car il
y a eu chute trop importante de ses globules blancs) et de l'hormone de croissance.
Les rechutes sont insupportables aussi nous essayons de profiter pleinement
des moments d'accalmie.
Cela fait 3 ans maintenant que notre fille est atteinte de cette maladie. Elle
a fait 9 rechutes malgré la prise de Cortancyl. Nous avons essayé
un nouveau médicament en parallèle qui est ERGAMISOLE cela fait
11 mois qu'elle le prend sans résultat positif. On se donne un récent
espoir car elle a arrêté le cortancyl depuis 5 jours et elle ne
prend que ERGAMISOL 50 mg 3 fois / semaine. Elle a aujourd'hui 7 ans et c'est
vrai qu'elle en a marre des repas sans sel car depuis l'âge de 4 ans,
elle prend du cortancyl sans interruption. Etant scolarisée et allant
à la cantine tous les jours, c'est moi qui lui prépare ses repas.
La municipalité refuse de lui préparer ses repas sans sel. Nous
gardons le moral et surtout l'espoir de se dire un jour ça y est c'est
fini !! Un jour peut-être .... sûrement.
Amitiés à tous
Nous vivons en Belgique où il n'y a jusqu'à présent aucune
association. Donc Félicitations et merci pour nos" boutchou". Nicola
est né le 02 mars 1999. On a découvert qu'il était atteint
de cette maladie en mai 2001. Il est depuis en traitement à la cortisone
sous forme de solu-médrol qui est préparé en sirop (à
cause du goût). Il n'a encore jamais arréter le traitement. Il
a eu une rechute en mai et nous avons du recommencer le traitement avec les
doses de départ. Depuis tout a été bien jusqu'au 25.12
ou là il a été légèrement positif mais ça
a déjà l'air de se terminer. Meilleurs voeux a tous.
Bonjour, je m'appelle Soledad, j'ai 16 ans (01/12/87) et je suis atteinte d'une
néphrose lipoidique (lésions glomérulaires minimes) depuis
15 ans (débuté à 18 mois). Je faisais environ 8 rechutes
par an ce qui m'a entraîné plusieurs traitements (endoxan, ciclosporine,
cortancyl...), en ce moment je suis sous Ciclosporine, Cellcept et Cortancyl
depuis avril 2001 suite à une sévère rechute avec complication
cardiaque (oedème cardiaque, tachycardie et hypertension= trandate et
petite taille= hormone de croissance) ce qui m'évite les rechutes depuis
2 ans et demi. Je suis en rémission mais jusqu'à quand ? Car cette
maladie, c'est sans cesse le point d'interrogation !
C'est une maladie qui isole, qui nous laisse bien désemparée mais
il faut espérer que la recherche avancera et surtout que la méconnaissance
de ce syndrome soit un peu mieux connu.
Soledad
Chez nous, c'est notre fils Clément qui est atteint par ce syndrome néphrotique.
Il a eu son premier accès en 2001. Après quatre accès en
trois ans, il a été décidé d'arrêter le protocole
classique au début de cette maladie (sur 4 mois 1/2, avec dose d'attaque
très forte le premier mois), pour un traitement continu sur une longue
durée. Il prend actuellement du Cortancyl à dose plus faible :
15 mg un jour sur deux, mais sans interruption depuis 2 ans maintenant. En mai
2006, nous essayerons d'arrêter complètement le Cortancyl, et de
"tenir", même en cas de récidives brèves ou faibles des
pertes urinaires de protéines. C'est seulement si une vraie récidive
survenait, avec chute des protéines sanguines en dessous de 50 g/l, que
le Cortancyl serait repris, puis associé au Lévamisole, puis (si
possible) stoppé en ne conservant que le Lévamisole.
Physiquement, il supporte très bien la Cortisone, il a exactement la
taille et le poids moyens des enfants de son âge.
Par contre, il a eu des difficultés psychologiques pour lesquelles il
est suivi par une psychologue, dans un service hospitalier de pédo-psychiatrie
(ces services sont en général assez surchargés d'où une
assez longue attente du premier rendez-vous, mais c'est gratuit).
Nous sommes très contents du résultat : Clément est un
enfant heureux de vivre, qui commence enfin à se faire des amis, et qui
réussit bien sa scolarité.
Bonjour à toutes et à tous, Je viens de découvrir ce site
et les nombreux témoignages relatifs au syndrôme; Je ne les ai
pas tous lus bien sûr mais je tiens à apporter ma contribution
qui se veut résolument optimiste et dédramatisante. Je suis personnellement
atteint de ce syndrôme depuis mai 1961 (non, il n'y a pas d'erreur sur
la date, cela va faire 43 ans, je vais avoir 52 ans d'ici peu). Les années
60 m'ont souvent vu hospitalisé à Necker ou à Foch, 4 biopsies,
et du Cortancyl depuis toujours. Mon cas est rarissime d'un syndrôme quasi
non-stop depuis l'enfance. Dans la plupart des cas, après de nombreuses
rechutes, rémissions et rechutes, le syndrôme disparaît après
une dizaine d'années pour les cas déjà bien coriaces. Ce
qui s'appelait néphrose lipoidique en 61 n'est tout de même pas
le pire de ce que les néphrologues connaissent, bien au contraire. Je
comprends l'inquiétude des parents qui voient leur enfant gonflé
d'oedèmes, c'est très spectaculaire mais ni douloureux ni dangereux,
et je sais pour en avoir eu évidemment à de maintes reprises combien
cela me mettait de très mauvaise humeur. Sans doute ai-je eu le temps
de m'habituer à ce syndrôme qui fait depuis bien longtemps partie
de ma vie, de mon identité. On mange sans sel, on évite les efforts
excessifs mais à tout bien considérer ce ne sont pas des contraintes
véritablement insuportables.
Je tiens aussi à dire combien j'ai toujours été heureux,
enfant et adolescent, de la prise en charge par les médecins qui me suivaient
et que j'ai toujours trouvé disponibles et attentifs. Je peux comprendre
la lassitude et le sentiment d'abandon de certains qui ne s'expliquent pas le
comment et le pourquoi de cette maladie et reportent sur leur médecin
leur colère et leur sentiment d'injustice. Je ne suis pas médecin
mais il faut essayer de sortir de son point de vue personnel et bien se représenter
que les néphrologues connaissent très bien ce qu'il y a à
connaître du syndrôme, avec ses inconnues, qu'ils en ont vu des
dizaines et des dizaines (le syndrôme n'est pas si rarissime qu'on se
l'imagine) et qu'ils savent distinguer l'accessoire de l'essentiel. Nombre des
patients atteints de quelque maladie sérieuse que ce soit savent bien
quelle importance décisive revêt le maintien d'un bon moral et
à quel point il convient de ne pas se laisser aller à la complaisance
dans le malheur et, surtout, surtout, à ne pas dramatiser.
Je suis heureux qu'existe ce site et j'en félicite l'initiateur, n'hésitez
surtout pas à me contacter si vous le souhaitez, je ne manquerai pas
de vous faire part de mon expérience de puis ...1961!!!
Bonjour à tous !
Je tiens à encourager tous les parents et les enfants qui traversent
des moments difficiles et qui souhaiteraient dialoguer.
Je m'appelle Béatrice et je suis la maman de 2 adolescents de 18 et 14
ans qui ont déclaré tous les deux un syndrome néphrotique
pur à l'age de 5 ans. L'ainé n'a pas rechuté depuis 3 ans,
il est considéré comme guéri, le second toujours sous
traitement avec des rechutes très régulières.
Mathias qui a 18 ans est actuellement en pleine forme, aucune séquelle
n'a été découverte et malgré les mauvais souvenirs,
les nombreux séjours à l'hôpital, les privations de toutes
sortes, on a tous l'impression qu'il rattrape le temps perdu et vit sa vie avec
beaucoup d'enthousiasme.
Yoann qui a 14 ans espère que la guérison approche en suivant
le même chemin que son frère.
Les périodes les plus redoutables ont été les épisodes
de gastro-entérites, les angines...
Je sais qu'il y a très peu de cas en France où la maladie touche
plusieurs membres d'une même fratrie et je sais à quel point
la famille peut être ébranlée lorsque la maladie survient,
je souhaite à tous des évolutions positives.
Béatrice
Bonjour, je m'appele karine, je suis une nouvelle adhérente de votre
association.
Je voudrais apporter mon témoignage sur la maladie de notre fils JULIEN
4 ans à ce jour (en mai 2004).
Il est tombé malade en Avril 2002 et a été hospitalisé
3 semaines à l'hopital d'enfants de DIJON, sa maladie est apparue suite
à une grosse infection dont on ne connait pas la nature, pendant son
séjour à l'hopital, les médécins lui on fait une
biopsie du rein, il était sous CORTANCYL dosé à 35 mg/jour.
A son retour à la maison il était toujours sous le même
traitement pendant encore 16 jours, puis il a reçu 35 mg de CORTANCYL
tout les 2 jours et ce pendant 2 semaines et ensuite les doses on été
réduites de 5 mg tous les 15 jours et toujours 1 jour/2. Ce traitement
s'est terminé à la mi-septembre. Mais malheureusement, il a fait
sa première rechute fin octobre 2002 donc le traitement s'est poursuivi
presque de la même manière que la première fois sauf qu'il
prenait du CORTANCYL tous les jours en réduisant les doses de 5 mg tous
les 5 jours puis on lui a associé de l'ENDOXAN (Cyclophosphamide) pendant
un mois et comme toujours quelque temps après la fin du traitement nouvelle
rechute, depuis il poursuit son traitement par ENDOXAN pour une durée
de deux ans il à commencé fin mars 2003. Depuis tout va bien il
peut manger de tout sans contrainte mais en évitant les excès.
Je tiens à dire aussi que nous contrôlons ses urines en lui faisant
des bandelettes urinaire et qu'il est suivi tous les deux mois par son médecin
à l'hopital d'enfants et qu'il a aussi une prise de sang à chaque
visite pour vérifier que tout va bien dans son organisme.
Voilà je termine ce temoignage par ces quelques mots : BON COURAGE A
TOUS ET LONGUE VIE A L'ASSOCIATION QUI NOUS EST BIEN UTILE CAR ON SE SENT MOINS
SEUL FACE A LA MALADIE.
KARINE
Je m'appelle olivier T... et j'ai donc eu mon 1er syndrome néphrotique
à l'age de 15 ans. Six mois avant, je m'étais fait renverser par
une voiture. Tout le monde m'a dit qu'il n'existait pas de lien entre ces deux
évènements.
A partir de ce moment, je faisais des poussées néphrotique tous
les deux mois (je ne prenais alors que du cortancyl pendant 15j / crise). Ceci
pendant 5 ans. A ce moment je suis allé voir un autre spécialiste
à Henri Mondor qui m'a mis sous corticothérapie pendant 1 an de
75 mg à 5 mg.
A la fin de cette année j'étais en rémission complète.
Fini les régimes et toutes les tracasseries liées au syndrome.
Dix ans après cela, c'est à dire fin 2003, j'ai refait une rechute
avec prise de poids de 20 kg. Même la corticothérapie ne répondait
pas. J'ai du être hospitalisé pendant 15 jours pour retrouver un
poids normal.
Je me suis inscrit à l association et à la sortie de l hôpital,
on m a proposé un nouveau traitement à base de ciclosporine, qui
a fait effet dans les 15 jours qui ont suivi. Mes résultats d'examen
étaient alors devenus corrects. J'ai aussi eu une ponction rénale
qui c'est bien passé et qui a confirmé que j'avais un syndrome
néphrotique pur.
Depuis, je passe régulièrement des examens (sang urine) et aussi
densitométrie osseuse. En effet la cortisone à long terme (2 ans
pour ma part) a des effets nocifs sur le squelette.
Pour l'instant tout se passe bien même si je sais que pour l'instant je
ne suis pas guéri.
Olivier T.
Je suis la maman d'une petite fille, qui a 5ans et qui est tombé malade
il y a presque un an.
Je m'inquiète assez car son Syndrome néphrotique semble vraiment
fort :
Depuis 1 an, elle a passé seulement deux semaines sans prendre de cortisone.
En janvier dernier, la cortisone ne faisant plus assez effet, le pédiatre
Néphrologue, qui la suit, a été obligé de la mettre
sous Endoxan (cyclophosphamide). C'est un traitement très fort puisque
chaque enfant ne peut le faire que 2 x 12 semaines dans sa vie entière
risques de cancer, stérilité..).
Malheureusement, ce traitement là n'a pas fonctionné sur elle.
Or, dans la liste des médicaments possibles : il n'en reste plus que
3 dont 1 de non agrée par les autorités de santé (il est
à l'état d'étude sur les enfants qui n'ont plus d'autre
choix).
Cette maladie ne se voit pas, aussi elle paraît anodine, pourtant entre
la maladie et les médicaments, l'enfant est rongé de l'intérieur.
Cette première année a été très dure psychologiquement
et physiquement. Et, je me demande si, avec le temps, on s'habitue ou si on
s'use nerveusement. A l'automne, j'étais chaque semaine chez le médecin,
je téléphone encore très souvent à l'hôpital,
et ma fille y effectue régulièrement des hospitalisations de jour.
Il faut beaucoup de disponibilité de la part des parents.
Cette maladie est en dents de scie, et c'est éprouvant. Je m'explique,
dès qu'il n'y a plus de protéines dans les urines (visible grâce
à l'analyse quotidienne) on souffle, et on ne peut s'empêcher d'espérer
que ?Äöcela ne revienne pas. Et à chaque rechute, c'est comme si le ciel
vous tombait sur la tête.
C'est d'autant plus difficile psychologiquement, que notre enfant est méconnaissable
: il est très fatigué par la maladie, et cette fatigue additionnée
à l'excitation provoquée par la cortisone donne un vrai cocktail
molotoff. Au début, notre fille grimpait partout, sur les meubles etc...
ce qu'elle n'avait jamais fait. Les soirées ont longtemps été
infernales car le sommeil ne venait pas, et les réveils en pleine nuit
sont courants. C'est dur de ne plus reconnaîre son enfant. Enfin, avec
le temps, elle réagit mieux à la cortisone, et ?Äö?????àö?ºa devient
vivable pour l'entourage.
Une autre contrainte du quotidien, c'est le régime sans sel. La plus
part du temps, elle l'accepte très bien, et y fait même attention
d'elle-même car elle sait que cela la fait gonfler. Mais quand elle n'a
pas droit au goûter d'anniversaire d'un camarade, à l'école,
ce sont les pleurs assurés.
Pour la maman, c'est assez contraignant : il faut cuisiner tout le temps, faire
les courses à 3 endroits différents pour trouver quelques produits
sans sel. Dès que l'on dîne à l'extérieur, il faut
prévoir son repas. Il n'est plus possible de manger à la cantine.
Enfin, je sais que ce n'est rien par rapport à des enfants qui ont un
gros handicap, et qui ne peuvent même plus aller à l'école.
Mais en tant que parent, surtout en tant que Maman, on angoisse pour son enfant
car il faut vérifier son état de santé en permanence, ne
pas oublier le traitement, l'analyse des urines ; En période de rechute,
il faut regarder s'il y a des oedèmes (ce qui est difficile pour un néophyte
en médecine), appeler l'hôpital si besoin, contrôler l'eau
ingurgité et l'eau évacuée. Quand les oedèmes sont
là, on est sur le qui-vive, car si une des extrémités devient
bleue, les médecins doivent agir dans l'heure qui suit. Mais ce scénario
catastrophe est rare, car on s'inquiète avant, et l'on fait des piqûres
d'anti-coagulants : j'ai même appris à les faire.
La gestion de cette maladie devient une priorité de la vie, car on a
un enfant plus fragile que les autres.
Heureusement, à notre époque, on a un très bon suivi médical.
Le pédiatre Néphrologue qui s'occupe de notre fille, à
l'hôpital des enfants de TOULOUSE, est vraiment à notre écoute.
Mais, je m'en remets à la recherche, car les traitements ne guérissent
nos enfants, et l'avenir de nos petits malades semble bien sombre pour le moment.
(La maman de Louise a organisé une manifestation festive au profil
de l'AMSN et elle a écrit ce témoignage lors de cet évènement)
Je vous remercie vous qui lisez ces lignes, vous qui êtes venus nous soutenir.
Cette journée est un grand moment de joie pour moi, une belle flamme
d'espoir est en train de naître.
Merci, merci infiniment d'être là. Et que la fête soit belle,
amusez vous bien !
Depuis qu'on a accepté sa maladie, notre enfant l'accepte mieux.
Mon syndrome néphrotique contracté depuis Juillet 2004 est pour
l'instant en bonne voie de "guérison", le traitement (Solupred, Rénitec)
a mis longtemps à se mettre en place mais depuis cet été
je n'ai pratiquement plus d'albumine (13g le 7/2004), moins de fatigue, plus
d'oedème et mon néphrologue est en train de m'arrêter la
cortisone.
Je suis assez optimiste et je dis à tous les malades qu'il faut avoir
de l'espoir même si ce n'est pas la guérison totale.
Bon ! j'ai quand même toujours mon régime sans sel et toujours
en longue maladie mais j'ai espoir de pouvoir reprendre le travail sous quelques
mois.
Etienne est à première vue un petit garçon comme les autres,
sauf qu'il a une épée de Damoclès sur la tête. En
effet il est atteint d'un Syndrome néphrotique qui est une maladie rare
qui atteint les reins.
LAURE et LAURENT - Parents d'Etienne et Emilie
Notre fils Esteban (né le 08/02/1994 ) est atteint depuis Novembre 2001
d'un Syndrome Nephrotique cortico-résistant , il a suivi au départ
un traitement de 1 mois de cortisone sans succès sur le S.N ensuite 3
bolus de Méthylprednisolone pendant 3 jours également sans succès
, delà mise en route du traitement sous Ciclosporine(Néoral) à
partir du 08/02/2002. Le 21/02/2002 notre fils à fait une toxicité
a la ciclosporine c'est à dire accident ischémique avec impossibilité
de la marche, chute difficulté de langage ayant régressé
en moins d'une heure. Les examens (angio-IRM cérébral) montrait
des lésions étendues (de type Oedème) évocatrice
d' une toxicité de la ciclosporine. Il a fallu diminué les doses
de moitié. Pas de mutation de gêne NPHS2 ET WT1.
Esteban a subi 2 ponctions biopsie rénale une 19/12/2001 et 11/12/2002.
Depuis 2001 très gros traitement sans vous parler des problèmes
à l'école avec ses camarades (pousse de poils ) moqueries des
enfants, suivi chez un psychologue, régime sans sel donc pas de cantine
etc etc ....
Depuis le 01/03/2005 arrêt de la cortisone. Bien évidemment ralentissement
de la croissance, à ce jour nous avons bien diminué les doses seulement
voilà que notre fils nous fait des allergies maintenant : poussières
et poils d' animaux et c' est vrai que depuis ces résultats d'Albustix
sont irréguliers.
A ce jour il est en 6ème , il prend sa maladie un peu mieux même
si cela est difficile parfois, ce qui est normal !
Ce n' est qu' un enfant de 12 ans qui demande souvent à ses parents quand
est-ce qu' il va guérir mais cela est difficile d' y répondre mais
nous gardons espoir.
Voilà j' espère que notre témoignage aura apporté
quelques réponses pour certains parents.
Son syndrome néphrotique a été découvert en mars
1999 (j'était alors enceinte de mon 3ème enfant). Elle a subit
une ponction car le cortancyl n'a pas agit tout de suite. Enfin, son état
s'est stabilsé avec ce traitement (40 mg par jour pendant 1 mois, ensuite
passage à 40 mg 1 jour/2, puis baisse par palier de 10 toutes les 3 semaines,
suivi à l'hôpital de jour tous les 15 jours (urines de 24h + prise
de sang qui la mettait dans un sacré état). Elle fait deux rechutes
en fin d'année, prise d'Ergamisol qui lui a permis de ne plus rechuter
pendant 1 an et demi. Suite à ce traitement elle a eu des complications
(plaques rouges aux mains au pieds, des douleurs atroces que l'on arrivait pas
à calmer (doliprane, advil, compresses d'alccol). Donc arrêt d'Ergamisol,
état stabilisé sans rechute. Au printemps elle nous a fait des
poussées d'allergies (rhume des foins), sans rechute la première
fois (zyrtec + gouttes dans les oeils). Elle a rechuté à l'automne
(angine). Ses allergies se sont agravées (plantes, arbres, graminés,
chat, et maintenant tous poils d'animaux), on n'y comprend plus rien car elle
n'avait jamais eu d'allergies avant cette maladie et surtout avant la prise
d'Ergamisol (c'est notre avis personnel bien sûr). Et donc toujours des
rechutes pendant ces allergies. Notre fille était cortico-sensible jusqu'à
cette année. En fait elle a fait deux rechutes en mai et juillet 2005
: le professeur lui a perscrit de l'Andoxan, mais nous n'étions pas prêts
à supporter un tel traitement, on s'est donc laissé le temps.
Puis ce mois-ci (mars 2006), rechute, donc reprise cortancyl (60 mg par jour
jusqu'à complète rémission pendant 3 jours et passage à
60 mg 1j/2 pendant 2 semaines et baisse progressive). On vient d'apprendre qu'elle
est maintenant corticodépendante et que c'était plutôt bon
signe, on avait bien fait de ne pas lui administer l'Andoxan, c'était
un choix personnel et chaque cas est différent. Nous gardons donc espoir
qu'un jour cette maladie s'en ira comme elle est arrivée.
Nous sommes de tout coeur avec vous tous et prions qu'un jour cette maladie
ne sera plus qu'un mauvais souvenir.
Nous souhaiterions converser avec d'autres personnes via internet ou même
par téléphone, on se sent si seul fasse à cette épreuve
si difficile.
Les parents de Yasmine.
Il a contracté la maladie du syndrome néphrotique le 25/09/2002. Nous avons
été hospitalisé 8 semaines au CHU de Rennes, il a subi une biopsie rénale le
08/11/02, avec mise en place du traitement Néoral à la suite et Cortancyl 40mg
1 jour sur 2.
Il s’est mis en rémission fin janvier 2003 avec cortancyl 30 mg 1j/2 puis néoral
0.50 x 2 par jour.
On a eu des rechutes au cours des années mais après augmentation un peu de cortancyl,
au bout de 12 jours, il se mettait en rémission.
En octobre 2004, il a subi une 2ème biopsie rénale, pour voir si le néoral n’endommageait
pas les reins.
Puis depuis juillet 2005, Brice a fait une rechute, on était à 15mg de cortancyl
1 jour sur 2 puis néoral à 0.40 x 2 par jour.
Depuis mi août on est passé au cortancyl à tous les jours pour 30 mg et néoral
0.45 x 2. Nous avons fait de bolus de solumédrol mais au bout de 12 jour rechute.
Début février, nous sommes allés à Necker où le Cellcept lui a été prescrit
500 mg x 2 par jour.
Fin avril on a essayé de passer Brice en cortancyl à 15 mg 1 jour sur 2, mais
au bout de 2 jours rechute. Aujourd’hui, nous sommes à 20 mg par jour en Cortancyl,
0.50x2 en néoral et à 500mgx2 en cellcept.
Maintenant un autre problème se pose, Brice commence à faire de l’ostéoporose
due à la forte dose de cortancyl tous les jours, il porte un corset pour maintenir
sa colonne vertébrale (tassement de vertèbre). Il est vrai qu’il a pris 6 kilos
en 10 mois en cela en poursuivant le régime sans sel depuis maintenant 3 ans
et demi.
Pour mon travail, j’ai un aménagement d’horaire pour récupérer Brice le midi.
Nous sommes dans une phase de désolation. Merci de lire ce petit mot.
Les parents de Brice.
Je suis heureuse ,cette fois ci de me rapprocher de vous pour une bonne nouvelle.
En effet, depuis 4 ans que ma fille Agathe (8ans ) souffre d’un syndrome néphrotique
cortico-résistant, à chaque fois que je vous ai écrit c’était parce que ça n’allait
pas. Aujourd’hui, c’est différent, ses résultats d’examen sont normaux et je
souhaite faire passer ce message d’espoir auprès des parents qui sont dans la
souffrance. Agathe a démarré un syndrome néphrotique résistant à tout
en janvier 2003, quand je dis résistant à tout, c’est qu’on a essayé les corticoides,
la ciclosporine, le cellcept et rien n’a fait descendre sa proteinurie qui était
très élevée. Elle a connu le régime sans sel strict, les oedèmes, la fatigue,
mal aux jambes dès que l’on fait un effort…Elle était sous hormones thyroidiennes
car sa thyroide n’avait plus assez de proteines pour fonctionner seule. Sa croissance
était très ralentie et elle a pris beaucoup de retard. Les biopsies rénales
montraient des lésions irreversibles étendues. Depuis quelques mois,
l’espoir revient. L’association de médicaments qu’elle prend fait pour la 1ere
fois baisser la proteinurie et remonter l’albuminemie jusqu’à arriver à des
RESULTATS NORMAUX à la dernière prise de sang. On a pu arreter les hormones
thyroidiennes car sa thyroide refonctionne spontanément. En 2006, il
y a 1 an, le médecin nous parlait d’une greffe de rein à plus ou moins long
terme, et personne, pas même ce médecin avec qui j’en ai parlé n’osait
imaginer un changement de situation aussi radical. Même si tout n’est
pas réglé définitivement, c’est déjà beaucoup. Un vrai bonheur que l’on
savoure tous les jours. Je veux par ce témoignage, redonner espoir à ceux qui
pour l’instant l’ont un peu perdu . N’hesitez pas à donner mes coordonnées aux
personnes qui veulent parler avec moi. Bonne journée à tous.
Sandrine, la mère d'Agathe.