La reconnaissance du handicap en France : les structures
Les démarches liées à la reconnaissance du handicap généré par la pathologie et à l'obtention des diverses aides sont définies dans le cadre de l'application de la loi 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
La loi propose une nouvelle définition du handicap, qui est la suivante : « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. » (article L114 du Code de l'Action sociale et des familles).
La personne handicapée a « droit à la compensation des conséquences de son handicap quels que soient l'origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie » (article L114-1-1). Cette compensation n'est pas un acte de charité sociale, mais un droit, visant à permettre à la personne d'exercer pleinement tous ses droits de citoyen. Les besoins de la personne, pour exercer ces droits, sont définis selon un « projet de vie » qu'elle élabore elle-même, avec l'aide d'une équipe pluridisciplinaire chargée à la fois de l'accueillir, de la conseiller, et de mettre en oeuvre les ressources sociales lui permettant d'obtenir la compensation de son handicap.
De plus, la loi a supprimé la notion de "seuil d'invalidité" qui empêchaient beaucoup de malades de bénéficier de prestations qui leur auraient été nécessaires, du fait qu'on ne leur avait pas reconnu une invalidité d'au moins 80%.
Les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) constituent ce « guichet unique » pour permettre à la personne handicapée de définir son projet de vie et d'accéder aux différentes prestations sociales existantes qui lui permettront de compenser son handicap dans tous les domaines de la vie quotidienne, du travail, et de la société en général. Elles exercent donc cinq grandes fonctions : l'accueil, l'information; l'évaluation des besoins de la personne et de son projet de vie; l'orientation vers les dispositifs d'aide existants, et leur mise en oeuvre ; la décision à l'égard de l'ouverture des droits ; enfin la médiation, pour les personnes qui ont du mal à faire reconnaître leurs droits.
La CNSA est chargée de financer le dispositif, sur la base du respect du principe d’égalité sur tout le territoire et pour l’ensemble des handicaps. Elle assure également une mission d’expertise, d’information et d’animation du réseau.
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